Emission du 02/01/08

frequencek

QUAND LE BARRIO RENCONTRE LE SOLAR
Tous les mercredis, de 22h00 à minuit, 103.4 FM (Côte d’Azur)

Hola mi gente !

Toute l’équipe de Fréquence K y su salsa vous souhaite une excellente année 2008 !! Toujours au son de la salsa bien évidemment, qu’elle soit new-yorkaise, colombienne, porto-ricaine, cubaine, vénézuélienne, etc.

Comme toujours, votre émission a débuté par son morceau fétiche du Conjunto Massalia, Massilia y Cuba, que vous connaissez bien maintenant ! Puis, pour célébrer la nouvelle année sur le rythme de la salsa, vous avez pu écouter un morceau de Polo Montañez, intitulé Amanece el nuevo año. Polo Montañez, découvert en 1999 par le fondateur du label Lusafrica José da Silva, enregistre son premier CD Guajiro Natural avec la célébrissime chanson Un montón de Estrellas (qui sera reprise par le chanteur de salsa Gilberto Santa Rosa). C’est aussi de cet album qu’est extrait le morceau que nous avons écouté. Il sortira au total 3 albums, dont un posthume en 2004 intitulé Memoria (il décède en novembre 2002 des suites d’un accident de voiture).

Pour cette première émission de l’année, nous avons eu le plaisir de vous faire découvrir principalement trois artistes : Cheo Feliciano, Isaac Delgado, et Roberto Roena.

José “Cheo” Feliciano est né le 3 Juillet 1935. Après avoir étudié la musique à l’école de musique de Ponce (Porto Rico), il part à 17 ans avec sa famille à New York où il a commence sa carrière professionnelle en tant que percussionniste dans l’orchestre Ciro Rimac’s Review. Il a ensuite notamment travaillé en tant que conguero dans l’orchestre de Tito Rodriguez, qui le recommande par la suite pour une audition afin de devenir le chanteur du Joe Cuba Sextet. Il est pris. Parmi ses succès à la radio, on retrouve 2 morceaux que nous avons écouté ce mercredi : A las seis, avec le Joe Cuba Sextet, et El ratón. Ce dernier est un cha-cha-cha, qu’il interprètera en concert avec la Fania All Stars avec un fameux solo de guitare électrique de Jorge Santana, le frère de Carlos Santana. C’est cette version que vous avez pu entendre sur les ondes.

À la fin d’années 1960, Cheo Feliciano décide d’interrompre sa carrière en signe de protestation contre la guerre du Vietnam. Trois ans après, en 1971, il relance sa carrière avec un enregistrement historique : Cheo. Il bat alors tous les records de ventes du label Vaya Records avec des tubes comme Anacaona (que l’on a écouté), Mi triste problema ou encore Pa’qu’afinquen.

Isaac Felipe Delgado Ramirez, quant à lui, est né à la Havane en Avril 1962. Il est surnommé « El Chévere (super, formidable) de la salsa ». A l’âge de 10 ans il rentre au conservatoire de musique et y fait une rencontre décisive : celle avec le grand pianiste Gonzalo Rubalcaba, qui va le motiver à devenir ce que nous connaissons aujourd’hui. Il le fait rentrer à 18 ans dans son groupe Proyecto.

En 1983, il devient professionnel en rentrant chez Pacho Alonso. En 1988, sa notoriété grandit lorsqu’il devient vocaliste de NG la Banda, le groupe du talentueux José Luis Cortes. Il y fait ses armes de future star. Il s’envole en Avril 1991 pour former son groupe : Isaac Delgado y su grupo. En 1995, il signe un contrat avec le label RMM qui l’ouvre à une carrière internationale. En 1998 : il enregistre la Primera Noche chez RMM avec comme invités Ana Belen et Cheo Feliciano (tiens donc !). Et c’est l’extrait Amigo avec Cheo Feliciano que nous avons écouté mercredi soir.

En 2001 il sort La formula où il retrouve ses amis cubains, Gonzalo Rubalcaba, Samuel Formell (fils de Juan), Aramis Galindo.

Isaac Delgado est aujourd’hui un « Incontournable ». En 2007, il sort l’album En Primera Plana, nommé aux Latin Grammy Awards. Cet album inclut un Medley de ses titres phares, que nous avons découvert ensemble mercredi soir. Necesito una amiga, No me mires a los ojos, Qué te pasa loco, La formula, tous ces tubes sont présents dans ce medley.

Roberto Roena est considéré comme l’un des meilleurs joueur de bongo. Qualifié d’incontournable et de légende vivante de la salsa, beaucoup le considèrent comme le plus novateur des directeurs de groupe de salsa. Pourtant, né le 16 janvier 1940 à Mayagüez (Puerto Rico) et dès son plus jeune âge doué pour la danse (il sera même surnommé “El Gran Bailarín” , le grand danseur), il n’était pas du tout destiné à jouer du bongo. En 1956, il se fait remarquer dans un programme de télévision par le percussioniste Rafael Cortijo. Ce dernier cherche un bongocero pour le groupe qu’il est en train de former Cortijo Y Su Combo. Il cherche quelqu’un qui puisse danser et jouer des percussions en même temps. Il donne même à Roena ses premières leçons de percussion, qui ne connaît alors rien à la musique.

En 1962, le pianiste Rafael Ithier quitte Cortijo y su Combo pour devenir un des piliers d’El Gran Combo. Roena suivra. Il est engagé plus comme danseur que comme joueur de bongo, le groupe cherchant à avoir un visuel attractif lors de ses passages à la télévision. En 1969, suite à une mésentente avec Andy Montañez, Roena quitte El Gran Combo, et forme son propre orquestre, baptisé Apollo Sound, le nom étant inspiré du programme spatial lunaire américain de cette époque. Il signe avec Fania International, une division de Fania Records pour le 1er album du groupe Roberto Roena Y Su Apollo Sound. Ne sachant à l’époque ni lire, ni écrire la musique, Roena s’entoure des meilleurs musiciens. Son talent de bongocero ne passe pas inaperçu : il rejoint la Fania All Stars dès le début des années 70.

Parmi les morceaux que nous avons écouté ce mercredi, le fabuleux Ponte Duro, descarga de près de 10 minutes, que l’on retrouve sur le 5ème album du groupe. Mais aussi le fameux Traicion, extrait du sixième album, que Roena considère alors comme son meilleur album. Le groupe intègre dans cet album les influences musicales du jazz, de la musique brésilienne, de la soul et du pop américain. Puis, nous avons écouté 2 extraits du 7ème album, le très innovant Mi desengaño avec son intermède samba, et le splendide Que me castigue Dios, titre sur lequel apparaît le futur nouveau venu Ruben Blades.

Un grand merci à Jean pour sa présence à parmi nous mercredi soir. Il nous a dressé un bilan impressionnant sur l’activité du site http://www.websalsazur.com (nombre de photos visionnées, nombre de connexions, quantité d’information téléchargée, etc.) En espérant encore plus de visites sur ce site pour 2008 !

On se quitte là dessus et on se retrouve à l’antenne mercredi prochain !

Merci à vous de nous écouter et de faire vivre votre émission salsa, la seule de la Côte d’Azur !

DJs Constant, Leonel & Max

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