Emission du 13/02/08

frequencek

QUAND LE BARRIO RENCONTRE LE SOLAR
Tous les mercredis, de 22h00 à minuit, 103.4 FM (Côte d’Azur)

Hola mi gente !

Cette semaine, nous avons voyagé dans tout le continent américain. De New-York à Cali, en passant par Porto-Rico, Panama, Cuba, mais aussi la République dominicaine, le Pérou et le Venezuela. Tout ça en 2 petites heures d’émission !

En cette veille de Saint-Valentin, quoi de plus normal que de débuter l’émission par un des duos les plus célèbres de la scène « romantica ». Un délicieux mélange entre la sublime voix de la chanteuse portoricaine Linda Viera Caballero, plus connue sous le nom de India, et le magnifique timbre du chanteur américain d’origine portoricaine, Marco Antonio Muñiz, que l’on connaît tous sous le nom de Marc Anthony. Le Prince et la Princesse de la salsa interprètent ensemble en 1994 un morceau considéré par beaucoup désormais comme un très gros classique de la salsa : Vivir lo Nuestro.

Toujours dans la thématique Saint-Valentin, nous avons écouté le morceau La llave de mi corazon (la clé de mon cœur), interprété par l’auteur-compositeur-interprète dominicain Juan Luis Guerra, que l’on retrouve sur l’album éponyme sorti en 2007. Cet album a d’ailleurs été primé aux Latin Grammy Awards dans la catégorie « Tropical ». Juan Luis Guerra, très populaire sur la scène hispanophone, est un maître du merengue, même s’il a exploré tous les styles de musique de son île natale. Il est considéré par les hispanophones comme un grand poète populaire, et ceux-ci achètent ses disques autant pour la musique que pour les paroles.

Qui dit Saint Valentin dit dédicace, et nous en avons eu une superbe de la part de Leonel pour sa petite femme chérie, Zaïda, avec le morceau d’Adalberto Alvarez Una mulata en la Habana, très symbolique de leur rencontre à Cuba. De l’émotion sur les ondes de Fréquence K !

Direction ensuite Cali, Bogota et Medellin, pour le plaisir de toute la communauté colombienne qui nous écoute chaque mercredi. Trois artistes en écoute :

Fruko y sus Tesos, avec le célèbre El Preso. Fruko, c’est tout simplement le nom de scène de Julio Ernesto Estrada, un compositeur, producteur, interprète, et chef d’orchestre colombien. Il est surnommé Fruko par sa ressemblance à un personnage d’une publicité dont le slogan était « La salsa de tomate Fruco… el secreto del sabor ! ». A New-York, Fruko rencontre la crème de la salsa et, de retour en Colombie, il enregistre l’album «Tesura en 1970, qui donnera son nom au groupe, Fruko y sus Tesos (les durs). Le groupe a eu peu de succès à ses débuts mais devient progressivement populaire dans toute l’Amérique Latine et aux Etats-Unis, où il jouera au Madison Square Garden.

Grupo Niche, avec le morceau La Canoa Rancha. Ce groupe a été fondé en 1978 à Bogota par Jairo Varela et Alexis Lozano. Basé à Cali, il rencontre une très grosse popularité au sein de l’Amérique Latine. Le titre phare du groupe est Cali Pachanguero, sorti en 1984 sur l’album No Hay Quinto Malo. Cet hommage à la « capitale mondiale de la salsa » a catapulté le Grupo Niche au sommet des groupes de salsa de Colombie. Le célèbre chanteur portoricain Tito Gomez (décédé le 14 Juin 2007), qui avait au préalable déjà travaillé avec La Sonora Ponceña et Ray Barretto (le parrain du Latin Jazz), rejoint le groupe en 1986. Il chantera pour le groupe durant 8 années.

Joe Arroyo y la Verdad, avec le très célèbre morceau La Rebellion (aussi appelé No le pegue a la Negra). Alvaro José Arroyo Gonzalez est né en 1955 à Carthagène en Colombie. Il est interprète et compositeur et est considéré comme un des plus important de la musique caribéenne. Il a chanté dans les groupe de salsa et de cumbia Fruko y sus Tesos en 1971, the Latin Brothers et Los Lidéres, et s’est tourné vers une carrière solo en 1981 avec son groupe, La Verdad.

On passe alors la frontière pour arriver à Panama. Et là, bien sûr, c’est Ruben Blades que vous avez pu entendre sur les ondes, avec son fameux morceau Juan Pachanga. Ruben Blades, c’est l’homme à tout faire. Chanteur (de salsa principalement), mais aussi acteur et homme politique, il est né en 1948 à Panama, de parents musiciens : sa mère née à Cuba, chanteuse, pianiste et actrice, son père né en Colombie, joueur de bongo et policier.

Les troubles politiques au sujet du canal de Panama, et les tristes évènements de 1964 où 21 civils sont tués dans des émeutes étudiantes par des soldats américains, ouvrent les yeux à Ruben, qui commence à se poser des questions politiques et sociales. Il rentre à la faculté de droit et de sciences politiques de l’université de Panama et est forcé d’abandonner le chant par pression de ses professeurs.

Lorsque l’université ferme en raison d’émeutes, en 1968, il voyage à New-York et rencontre Pancho Crystal, le producteur de Cheo Feliciano, Richie Ray, Bobby Cruz, Joe Cuba. Pancho lui propose d’enregistrer un disque avec l’orchestre de Pete ‘El Conde’ Rodriguez.

Il retourne à Panama dès la réouverture de l’université puis rejoint sa famille à Miami, pour finalement retourner à New York pour développé sa musique. Il est recommandé pour travailler à la Fania par Roberto Roena. Au départ, il y distribue le courrier ! Mais il rentre vite en contact avec des personnalités importantes de la scène musicale latine de New York. Richie Ray, Bobby Cruz et Ismael Miranda enregistrent ses compositions.

Roberto Roena le recommande à Ray Barretto, alors à la recherche d’un chanteur. Ruben Blades démissionne de la Fania et rejoint l’orchestre de Barretto. Il sera le chanteur principal de l’album Barretto de 1975.

En 1976, il remplace Hector Lavoe dans l’orchestre de Willie Colon. En 1978, le disque Siembra se vend à plus d’un million de copies, et le succès de la chanson Pedro Navaja fait prendre conscience que la salsa peut véhiculer un message social.

En 1982, Blades se découvre des talents d’acteur au cinéma et Jerry Masucci, propriétaire de la Fania, lui offre un rôle de boxeur au cinéma. Ce rôle inaugure une carrière riche en succès.

Après six années passées avec Willie Colon, il décide de former son propre orchestre pour développer ses idées musicales. Il reçoit son premier Grammy award en 1985 avec l’album Escenas.

En 1988, après un petit virage vers le rock avec la complicité de Lou reed et Elvis Costello, il retourne à ses racines avec son orchestre et reçoit un Grammy award avec l’album Antecedente.

En 1994, son engagement politique le pousse à se présenter à la présidence de Panama. En 2000, il est nommé ambassadeur aux Nations Unies.

Côté musique, il remporte 3 Grammy Awards de suite avec les albums Rosa de los Vientos (1996), Tiempos (1999), et Mundo (2002). En 2004, il chante avec le Spanish Harlem Orchestra.

Les Latin Grammy Awards, on en a parlé justement ce mercredi, en revenant sur 4 artistes majeurs qui étaient nommés:

Oscar D’Leon, le sonero et musicien vénézuelien, avec son dernier album Tropicana, et le tire La Canto, qu’il interprète avec l’espagnol Barullo, roi du flamenco. Il a remporté l’award dans la catégorie « meilleur album tropical contemporain »

Juan Luis Guerra, déjà cité précédemment, vainqueur de l’award dans la catégorie « meilleur chanson ‘tropical’ »

Issac Delgado, le célèbre chanteur cubain, avec son album En primera plana, et le morceau Cemento, ladrillo y arena

El Gran Combo de Puerto Rico, avec l’album Arroz con Habichuela, et le titre du même nom. C’est le vainqueur de l’award dans la catégorie « meilleur album salsa »

Nous sommes également passés du côté de New-York, avec l’énorme Fuerza Gigante de l’orchestre de Ray Barretto, le Vengo del Monte de l’orchestre du trompettiste Tommy Olivencia, et le splendide Que me castigue dios de l’Apollo Sound de Roberto Roena.

Un petit clin d’œil au passage au Pérou avec le morceau Toro Mata (le taureau tue), un des plus célèbres morceaux dans ce pays, enregistré par de nombreux artistes. Toro Mata est un morceau influencé par des styles de musique afro-péruviens (lando) devenu au fil du temps un thème très populaire au Pérou. Autour de ce morceau s’est également développée une danse, qui imite et parodie les valses stylées des conquistadors européens. Peut-il se définir comme une réaction péruvienne à la conquête du Pérou par l’Espagne ? Toujours est-il que l’on retrouve de nombreuses versions de ce morceau dans tout le Pérou, différant légèrement les unes aux autres, mais toutes avec comme point commun le « taureau mortel ».

Ce morceau est devenu également populaire en dehors du Pérou, avec la version salsa enregistrée par la chanteuse cubaine Celia Cruz, que l’on retrouve sur l’album Celia & Johnny, le premier album de Celia Cruz sorti chez Fania Records (1974). Cet album marque la première collaboration de la chanteuse cubaine avec le compositeur-arrangeur-interprète dominicain Johnny Pacheco, le découvreur de talents (Hector Lavoe, Willie Colon, …). Avec Papo Lucca au piano et Justo Betancourt aux chœurs, cet album est tout simplement incontournable !

Enfin, nous avons fini l’émission en nous rendant à Cuba pour écouter un peu de changüi, ce genre musical cubain ancêtre du son, qui fait intervenir des instruments comme le tres, la marimbula, les maracas et le guiro. Nous avons écouté le morceau Papa Changüi de l’orchestre d’Oderquis Revé, le frère d’Elio Revé, et l’oncle d’Elito !

Voilà, c’est fini pour cette fois-ci, on se retrouve à l’antenne dès mercredi prochain !

Merci à vous de nous écouter et de faire vivre votre émission salsa, la seule de la Côte d’Azur !

DJs Constantin, Leonel & Max

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